LE CONSEIL DE L'EUROPE ET LA FESSEE
Attention : ne pas banaliser la fessée, elle peut devenir une arme blanche...
"Levez la main contre la fessée !" Le Conseil de l'Europe lance, dimanche 15 juin, à Zagreb (Croatie), une campagne contre les châtiments corporels des enfants. "Aucune religion, situation économique ou méthode d'éducation ne saurait justifier de frapper un enfant, de le gifler, de lui donner la fessée, de le maltraiter, de l'humilier ou de recourir à toute pratique qui porte atteinte à sa dignité", considère l'institution...En France, la question reste controversée. D'un côté, l'association Ni claques ni fessées milite pour cette interdiction, de l'autre l'Union des familles en Europe revendique ce droit". Extrait article du 14 juin 2008 Le Monde.
Donner une fessée est une façon archaïque dans lequel l'enfant paye sa contribution sans rien dire, dans un monde où l'adulte est convaincu que l'enfant lui doit tout. Pour l’adulte c’est un soulagement de trouver des êtres incapables de se défendre, qui croient tout ce qu’on leur dit. Non seulement, ils se taisent, mais ils se sentent coupables de tout ce dont nous les accusons. Bon nombre de faits vécus par nous ou de faits d'actualité, nous prouvent que l'enfant s'adapte à n'importe quoi, il croit n'importe quoi, puis il oublie. Si ce genre de pratique ou d'autres pratiques s’installent, spontanément l’enfant va développer des réactions de protection : timidité, mensonge, caprice, pleurs sans cause apparente, insomnie, peur excessive….réactions qui représentent l’état inconscient de défense de l’enfant dont la pensée n’arrive pas à déterminer une logique dans ses rapports avec l’adulte. Tout personne en charge de l’éducation d’un enfant doit se poser une question : comment je vais considérer l'enfant ? quelle idée j’ai de lui… ? et non pas quelles sont ses mauvais penchants et comment je vais corriger ses actes indésirables ? Si nous voulons éduquer, nous devons nous éduquer. Nous devons rechercher nos propres imperfections, nos propres aptitudes à faire des choses qu'il ne faut pas. Nous devons nous préparer intérieurement, nous étudier honnêtement, nous devons renoncer à l’autoritarisme et chasser de nous la colère, ce sont certains des points fondamentaux en amont de toutes actions éducatives. Cela ne veut pas dire qu'il faille souscrire à toutes les façons d’agir de l'enfant, ou qu'il ne faille rien faire pour développer son intelligence et ses perceptions, bien au contraire, l'adulte doit éduquer en observant, en soutenant, en accompagnant, en encourageant. Nous devons changer notre état intérieur, changer notre attitude d'adulte, qui nous empêche de comprendre l'enfant.













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